vendredi 9 novembre 2018

Dernière visite en Colombie, le parc Tayrona

Nous avons joué un peu à l'India Jones ici au retour, aucune photo non été prise! Nous avons transpiré pour y accéder des litres d’eau durant tous nos trajets.

Si un jour, vous passez par mégarde sur la côte caraïbe colombienne, il faut aller visiter le parc national naturel Tayrona, celui-ci fait la fierté des Colombiens. De la mer aux montagnes, un véritable havre de nature s’offre aux visiteurs, pour une randonnée inoubliable, entrecoupée de farniente et découvertes culturelles.

Pour ce rendre, nous avons quitté tout le matin, afin d'utilisée le bus local (buseta) depuis le Mercado central de Santa Marta , un trajet normalement qui prend entre 1 heure à 1 1/2 heures.  Mais, après avoir fait plusieurs arrêts sur la route ou la rue, puisqu'on embarque les locaux, mais aussi la marchandise et/ou nourriture.  On a surement déjà parlé de la conduite ici en Colombie, tout un défi, tout le monde tricote, coupe ou peu ou pas de courtoisie avec les autos, camions, motos, etc.

Donc, il devait arriver ce que l'on suspectait depuis un bout, petit accrochage entre notre bus (buseta) et une auto.  Donc, tout le monde doit descendre et attendre le prochain bus, qui en passant sera possiblement bien chargé.

Bon, depuis la route principale (Troncal del Caribe), on peut accéder au parc par 2 entrées terrestres différentes, nous avons choisi: El Zaino.

En arrivant à l’entrée du parc El Zaino, il y a vidéo qui explique les règles du parc et autres détails avec images incroyables. On achète 2 bananes au kiosque de fruits, pour prendre la route sentier vers Arrecifes qui est accessible en prenant le sentier côtier principal, on arrive sur une magnifique plage où là aussi la mer est dangereuse. Baignade interdite.

Mais, avant d'arrivée, c'est une bonne marche de 5 km en sentier et bon dénivelé avec chaleur intense et humidité, besoin d'eau à boire.

On continue notre chemin jusqu'à: Punta Las Gaviotas
Juste avant d’arriver à La Piscina, une petite crique protégée par le même récif que la Piscina et donc plage ouverte à la baignade.

Avant dernier endroit: La Piscina
Petit lagon avec une mer très calme et limpide, la plage est protégée par une bande de récif corallien qui la protège des vagues et des courants. C’est comme son nom l’indique « la piscine » du parc Tayrona, autant dire qu’ici pas de problème de sécurité et c’est un des lieux idéals pour faire un peu de snorkelling. On y trouve un kiosque à jus de fruits, une boulangerie très, mais très artisanale.

Tout le long du trajet nous avons rencontrer les différents groupes autochtones (Kankuamo, Kogui, Wiwa et Arhuaco), qui habitent actuellement la Sierra, ont témoigné de l’existence d’un territoire ancestral délimité par une frontière qui comprend le complexe géographique de la Sierra Nevada de Santa Marta et de ses zones côtières et lagunaires. Même ceux en dehors des réserves indigènes.

Ils font toujours partie du parc naturel national de Tayrona et de sa zone d'influence d'un ensemble plus vaste et plus complexe qu'est la Sierra Nevada de Santa Marta. Cela signifie que même si le parc naturel national Tayrona se trouve en dehors du territoire des réserves autochtones et même si aucune communauté autochtone n'y habite, le parc fait partie de ce territoire ancestral et ses sites sacrés doivent être protégés et respectés dans le cadre du le patrimoine culturel de l'humanité. Outre les groupes autochtones, les Métis et les Afro-Colombiens, qui vivent d'activités telles que le tourisme, la pêche, l'agriculture et l'élevage, habitent également les zones autour du parc.

Diane à même fait l'achat d'une noix de coco, son jus est excellent, beaucoup d'énergie et excellent pour rafraichir le gosier.

N’ayez pas peur, la marche pour accéder aux premiers hébergements fait vraiment partie de l’aventure ! Pour ceux qui désirent coucher ou héberger dans le parc, voir à la fin du texte.

Sentir la chaleur du soleil passer à travers les feuilles des palmiers et tendre l’oreille à la recherche d’animaux ou oiseaux exotiques. OK, je ne vais pas vous mentir, nous avons transpiré à grosses gouttes avec nos sacs à dos sur le dos.

Il faut dire que la couleur des palmiers dans cette forêt a quelque chose de différent. On ne sait pas comment vous expliquer l’effet que ça nous fait, les tons ne ressortent pas du tout pareil sur les photos que nous avons prises. Mais vraiment, je n’ai rien vu de comparable. Nous sommes senties toutes petites dans cette forêt. Les nuances de vert, la lumière filtrée par les ombres de la végétation luxuriante qui donnent des reflets dorés par petites touches, le vent qui fait bouger les feuilles des bananiers… J’ai adoré chaque goutte de sueur transpirée pour assister à ce spectacle haha (une blague) !

Et puis finalement on s’approche de la côte et on se retrouve entre plages et une vue splendide, une végétation tropicale. Sachez que dans le parc de Tayrona se trouvent des toucans, des singes, et même des jaguars. Bon n'avons pas vue, on ces contentée de voir des tas de grosses fourmis au travail voir la vidéo.

Le parc comprend des sanctuaires comme le village en ruine de Pueblito où les peuples Tayronas continuent de se retrouver régulièrement pour des cérémonies. Chaque année le parc est fermé à la demande des nations Tayronas pour permettre à la nature de se régénérer.

Respect : Il est donc important de comprendre que lorsque vous entrez au parc Tayrona, vous entrez sur une terre sacrée pour des peuples habitants ici depuis la nuit des temps. Alors même si le tourisme a pris possession du parc, il est important de garder cela en tête et de respecter ce lieu magique afin qu’il le reste encore longtemps.
Par ailleurs attention en période de haute saison, il vaut mieux réserver son billet d’entrée en ligne, car le parc respecte un quota maximum de visiteurs par jour (6 900 personnes max.).

Après un bon repas au restaurant sur place de type assez typique des lieux.  Il faut retourner au bus local, si on veut être de retour au bateau avant la fin de la journée.  Bien, c'est ici que nous avons joué un peu à l'India Jones pour prendre ce qui appel un raccourci, mais dans un chemin ou trail que seulement les chevaux utilisent ou le peuple autochtone.  Hum, on passe les commentaires...pour ce raccourcie, juste pour vous dire, cela à pries une bonne 1 heure le lendemain pour nettoyer nos souliers de trail.

Quelques solutions de logement autour ou dans le parc Tayrona. Cabanas sont confortables, classes, et chères, Ecohabs, hamacs, Camping Castillete...Nous avons opté pour le voilier Rodignard, mais s'il fait 32 C à l'intérieur.

Bon visionnement









































samedi 3 novembre 2018

Cartagena a Getsemani, la partie historique, Colombie

Arrivée à l'aéroport international de Rafael Nunez, on prend un taxi pour la grosse somme de 1.70$ CA pour deux personnes, peut importe le temps, car les taxis ici non aucun compteur.  Vous devez négocier la course et le tarif avant d'embarquer.

Cartagena est une ville très commerçante et très vivante, une ville historique et en même temps une ville moderne avec des gratte-ciels. La ville de Carthagène a été fondée en 1533 par les conquistadors espagnols. Port de transit important d’esclaves et d’or pillé plus loin sur le continent, Carthagène était un bastion important de l’Empire espagnol en Amérique du Sud. En outre, la présence de hautes personnalités espagnoles fortunées en fit rapidement une riche cité ayant un poids économique et politique important au sein de l’Empire.

Forcément, ce fut une ville largement convoitée par ses opposants et elle devint la plus grande ville fortifiée de l’Empire espagnol sur ce continent. Outre, les fortifications qui ceignent encore aujourd’hui la vieille ville, elle était aussi défendue par de nombreux forts, dont le fort San Felipe que je mentionnais dans mon article précédent. Ceux-ci étaient reliés par un réseau de tunnels qui traversaient aussi la grande baie de Carthagène.

Un mur sous-marin fut même érigé pour garder la baie. De ce passé prestigieux, subsiste toujours une grande partie des habitations et monuments de ville historique. Depuis que la ville a été classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, des rénovations importantes ont été entreprises. Même si certains bâtiments d’envergure sont encore en restauration aujourd’hui, la grande majorité de la vieille ville a complètement été réhabilitée, comme l’imposante Cathédrale Sainte-Catherine, en photo ci-dessous. Les bâtiments privés ne sont pas en reste non plus et nombreux d’entre eux abritent désormais de petits hôtels de luxe, des restaurants ou des boutiques (de luxe, aussi).

Il faut dire que ces immenses demeures organisées autour d’une cour intérieure se prêtent très bien à ces utilisations récréatives. Ces belles façades sont surtout mises en valeur par leurs imposantes boiseries, que ce soient les larges balcons suspendus du premier étage ou les imposantes portes-cochères en bois, souvent munies de magnifiques heurtoirs en fer forgé. Le bois, les couleurs
vives des façades et la végétation omniprésente contribuent énormément au charme de cette ville ancienne où il fait bon flâner. Ses rues étroites et ses hauts bâtiments protègent bien de la chaleur étouffante qui règne ici en pleine journée.

Malgré l’énorme afflux touristique, la vieille ville reste une « vraie » ville avec ses commerces, son université, etc.

L'expression, il faut jouer des coudes, pour se frayer un chemin dans les rues commerçantes. Ici aussi, la bouffe de rue est partout : Jus frais, limonades, arepas, etc… font toujours partie du décor et on les déguste avec plaisir à l’ombre des arbres des petits parcs qui se cachent ici et là dans la ville.

Partie moins agréable, énormément de vendeurs de rues pour nous proposées des chapeaux, lunettes fumées, forfaits touristiques, etc. Ceci devient harcelant avec le temps, mais bon c'est un gros lieu touristique ou les gens arrivent massivement en bus de type Prévost.

Ha oui, ici tout a un prix!  Si vous prenez une photo des jolies dames colorées avec leurs paniers à fruits sur la tête vous devez payer un léger montant.

Donc, à voir très colorée l'architecture, mais bruyant comme toute grande ville.
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Pour le quartier Getsemani, Colombie

Juste à l’extérieur des remparts de la vieille ville se trouve dans un autre quartier qui a lui aussi connu récemment un essor important.

C’est le quartier populaire de Getsemani. Il y a peu de temps encore, ce quartier était réputé pour son insécurité liée au trafic de drogue et à la criminalité qui y sévissait. Depuis, le tourisme aidant, ce quartier s’est transformé avec l’ouverture de nombreux Hotels, ces pensions au tarif abordable que fréquentent les backpackers ou autres touristes n’étant pas en formule « tout-inclus ».

Les bars et restaurants n’ont pas tardé à y fleurir tout en laissant une large place à la population locale. En traversant le quartier, il n’est pas rare de se retrouver dans des ruelles si petites et si bien décorées par leurs riverains qu’il ne nous semble ne plus être dans la rue, mais chez quelqu’un.

En fin de journée, tout le monde s’installe dans la rue avec sa chaise pliante, sa musique et sa bière fraîche pour y passer la soirée entre voisins, amis, famille. Il y a même un parc ou se trouve la petite église de quartier avec des bancs ronds en ciment pour que les gens ce rassemble à prendre une bière, jus ou simplement jaser.

Ici se côtoient artiste de rue, danseurs, venant dans ce nouveau quartier à la mode et vendeur ambulants poussant leurs lourdes charrettes de bois.

Nous pouvons y dénicher de bons petits restaurants de quartier où nous mangeons un repas complet pour quelques dollars maximum. Pour les bourses plus garnies, le quartier recèle aussi d’endroits plus branchés, mêlants souvent décoration moderne aux vestiges anciens des bâtiments qu’ils occupent. Un quartier bohème et plein de street art avec une ambiance sympa et décontractée.

Bref, vous comprendrez que c’est un quartier plein de charme et de vie où l’on pourrait traîner longtemps.

Cartagena





























Quartier Getsemani